En guise de bilan
La sincérité est un calcul comme un autre, dit-on. Faut-il dès lors croire à tous les compliments que nous adressent des maîtres maliens qui semblent avoir apprécié la découverte de techniques de traitement de l’image et du son qui n’ont rien à envier à celles enseignées dans les riches pays du Nord.
Bénéficier d’une égalité numérique pour alimenter les pages Web de la plateforme collaborative Educanet2 est sans doute valorisant, même si cela n’est pas facile. Ces enseignants paraissent avoir fait leur la sentence de Barjavel : « Ce qui s’apprend sans peine ne vaut rien et ne demeure pas ».
Mahamar Traore, responsable de la salle donne son avis sur la formation qu'il a suivie
Au-delà du défi existe encore une autre motivation : la formidable attente des élèves qui comptent sur leurs maîtres pour les initier, à leur tour, à la maîtrise de tous ces nouveaux savoir-faire. Ils ont déjà compris que l’illettré de demain ne sera pas seulement l’analphabète mais aussi celui qui ne saura pas accéder au savoir ni le diffuser !
Certains étudiants, cependant, n’ont pas attendu le relais professoral, ils l’ont anticipé, tant ils ont compris le bénéfice immense que toute la société tombouctienne pouvait tirer d’Internet. Ainsi, un lycéen, véritable Mozart de la toile, est en train de mettre au point un système qui permettra aux techniciens en radiologie de Tombouctou de faire analyser, à distance, par des spécialistes de Bamako, les radiographies de patients qui, grâce à cela, pourront être mieux soignés et à moindres frais.
Interview d'un lyceen: Internet comme outil de développement